Faire face
à une maladie grave
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De lannonce du diagnostic à lacceptation
de la maladie
Une maladie grave vient de
vous êtes diagnostiquée ... et lillusion,
jusque-là relativement solide davoir toute la vie,
seffondre.
Freud a toujours souligné
que si lhomme se sait mortel, il a une fâcheuse
tendance à loublier.
Et cest justement cette angoisse de mort et de séparation,
que nous refoulons depuis lenfance, qui resurgît
avec cette mauvaise nouvelle. Après ce premier choc,
apparaissent souvent des sentiments dincrédulité
("ce nest pas possible que cela marrive",
"ils se sont trompés"
) de peur,
et langoisse de perdre ses facultés mentales, ou
de voir ses fonctions physiques se dégrader.
Vos réactions face à l'annonce d'une maladie dépendent
de plusieurs facteurs:
- du diagnostic annoncé
- de votre personnalité
- de la période de vie que vous traversez
Le temps dadaptation
psychique à la nouvelle maladie (ne serait-ce que pour
parvenir à la nommer) peut être très variable.
Car la révélation dune maladie grave, dun
handicap à vie, dune stérilité définitive
est du même ordre que lannonce dun décès
ou de la mort à court terme dun proche.
Comme pour le chagrin du
deuil, lintégration de cette mauvaise nouvelle
implique un certain nombre dadaptations au travers détapes
successives* :
- le choc, le déni (avec rejet
de la réalité)
- la colère (sentiment dinjustice: 'pourquoi moi?'')
- le marchandage (faites de négociations, chantages
)
- la dépression (sentiment dabandon, désir
de solitude, désintérêt
)
- lacceptation (de la réalité et de ses
pertes)
(*Certaines phases peuvent
se vivre dans un ordre différent, se mélanger
ou réapparaître).
Le travail d'acceptation
consiste à renoncer à un certain nombre dactivités
ou de possibilités sans aller pour autant jusqu'à
se préparer à la mort. Accepter ne veut pas dire
baisser les bras: garder lespoir est indispensable pour
trouver lénergie de se soigner, et pour sadapter
aux changements suivants quentraîne la maladie au
niveau du corps (abîmé par les traitements), de
limage de soi (par ex. de la féminité avec
la perte des cheveux, la maigreur) et des rôles sociaux,
professionnels et familiaux (arrêts de travail, hospitalisations,
fatigue
).
D'autres conséquences
sont aussi à prendre en compte: le risque disolement
social (du fait de l'arrêt de vos activités sociales,
sportives, culturelles), de conflits relationnels (la maladie
bouleverse votre place et votre rôle dans la famille),
de baisse de l'estime de soi (sentiments de dépendance
et d'inutilité). Face à ces risques, il importe
de ne pas rester seul.
Vous sentir soutenu par un professionnel, verbaliser votre ressenti
et les projets qui vous tiennent à coeur permettent denvisager
de nouvelles solutions pour faire face à lévolution
de votre maladie, et de trouver de nouvelles ressources pour
vivre intensément chacun des moments de votre existence.
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